La Douleur de l’enfant

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    default La Douleur de l’enfant

    Message par Invité le Sam 30 Jan 2010, 00:21

    I- DEFINITION
    La douleur est une expérience émotionnelle et sensorielle désagréable, liée à une lésion
    tissulaire existante ou potentielle ou décrite en terme d ’une telle lésion. C’est ainsi une
    perception subjective, individuelle qui est influencée par le développement
    •sensoriel = conséquence directe du stimulus douloureux
    •émotionnel =reflet du vécu intime chargé d’affects négatifs (repli, pleurs)
    •cognitif = notions intellectuelles incluant des mécanismes de défense (espoir de guérison par
    exemple)
    L’intégration de ces 3 composantes de la perception de la douleur est indispensable à sa
    bonne prise en charge et nécessite de recueillir auprès de l’enfant et sa famille des
    éléments de ses expériences passées.
    Le soignant doit aussi s’affranchir d’un certain nombre d’idées reçues :
    –à pathologie égale, l ’enfant souffre moins
    –l ’immaturité de son système nerveux le protège
    –les enfants oublient la douleur
    –les morphiniques sont spécialement dangereux
    II- PHYSIOPATHOLOGIE
    La mise en place du schéma de la douleur chez l’enfant se fait progressivement au cours de la
    vie intra-utérine.
    Dès la 8ème SA, on retrouve des récepteurs à la douleur au niveau buccal. A 20 SA, les
    mécanismes électriques de transmission de la douleur sont opérationnels. Malheureusement la
    modulation de ce message ne se mettra en place que beaucoup plus tard : si les récepteurs aux
    enképhalines et endorphines sont présents, leur ligands ne sont pas fonctionnels et le « gate
    control » électrique ne se mettra pas en place avant 6 mois postnatal.
    1
    On dénombre 3 grands mécanismes de la douleur
    1. La douleur par excès de nociception
    C’est la plus fréquemment rencontrée ; elle est secondaire à la stimulation excessive des
    récepteurs périphériques à la douleur. Le message douloureux emprunte les fibres afférentes
    excitatrices Ad (myélinisées de petit calibre) et C (amyéliniques) jusque dans la corne
    postérieure de la moëlle épinière. A ce niveau la répartition spatiale disparaît et la majorité des
    fibres afférentes croise la ligne médiane pour aller se projeter sur différentes aires cérébrales (il
    n’y a pas un centre cérébral de la douleur). Il existe des relais entre les neurones périphériques et
    les neurones spinaux soumis à des neuromodulateurs.
    En fait, l’activité des neurones à convergence est sous la dépendance d’influx non
    seulement excitateurs mais aussi inhibiteurs.
    Ainsi la douleur résulte d’une rupture d’équilibre en faveur de l’excitation : c’est la
    théorie du « gate control » avec
    · des contrôles segmentaires par activation de fibres proprioceptives A ab (effets
    inhibiteurs mis en route lorsqu’on se frotte sur une partie blessée du corps pour se
    soulager et à la base des techniques d’électrostimulation)
    · des contrôles d ’origine supra-spinale (tronc cérébral) résultant de l’activation de
    voies inhibitrices descendantes qui bloquent la transmission spinale du message
    douloureux
    · des inhibiteurs diffus agissant comme si ce système générait un bruit de fond
    permanent conduisant les structures cérébrales à n’entendre le message douloureux
    qu’avec difficulté
    Il existe aussi un contrôle « hormonal » représenté par le système des opïodes endogènes.
    Le rôle des ligands endogènes des récepteurs opïodes présents en grande quantité dans la corne
    postérieure de la moëlle serait d’inhiber en urgence la transmission du message douloureux. La
    morphine exogène agirait en renforçant ce mécanisme physiologique dépassé par la durée ou
    l’importance du phénomène douloureux.
    2. La douleur neuropathique
    Plus rare, elle est secondaire à une lésion directe des fibres sensitives sur un point
    quelconque de leur trajet.
    Sa sémiologie est très différente de la douleur nociceptive. Elle est caractérisée par des
    sensations subjectives de type dysesthésies et fulgurances et objectives sous forme d’hypo ou
    2
    anesthésie, d’allodynie (douleur déclenchée par un stimulus non douloureux) ou d’hyperpathie
    (allodynie qui persiste après l’arrêt du stimulus).
    Elle impose un examen systématique de la sensibilité superficielle. Elle peut être
    périphérique (lésion au nivea} d’un nerf périphérique), centrale localisée (lésion au niveau
    médullaire ou juxta-spinal et alors touchant plusieurs métamères) ou centrale diffuse.
    3. La douleur sympathique
    Elle est représentée par les algodystrophies et est très mal connue. Sa physiopathologie
    est complexe avec de possibles interrelations avec le système nerveux central.
    En conclusion, chez le petit enfant, le schéma de la douleur est tel qu’il peut avoir mal mais
    n ’a pas tous les moyens de modulation : électrique, hormonal, et de défense cognitive
    Quand la douleur a joué son rôle de sonnette d ’alarme ou d ’accompagnement; ne pas tenter
    de la réduire, c ’est affaiblir l ’enfant et compromettre l ’amélioration de son état ( c’est une
    Obligation légale pour les professionnels de santé)
    Si la douleur est liée aux soins ou examens, elle est prévue et doit donc être prévenue.
    III- RECONNAITRE ET EVALUER
    1- Modalités
    La reconnaissance de la douleur doit mobiliser l’ensemble de l’équipe soignante et de
    façon pluriquotidienne. Pour être efficace, l’équipe doit être parfaitement au courant, elle aussi,
    des situations douloureuses et des moyens de lutte existants ainsi que de leurs limites.
    Il faut tenir compte à chaque évaluation des 3 composantes de la perception de la
    douleur : sensorielle, émotionnelle, et cognitive et intégrer dans son analyse la souffrance
    globale ( = avec la douleur morale).
    Ainsi dans la prise en charge de la douleur, il est important d’établir une relation de
    confiance avec l’enfant et sa famille en informant et rassurant comme pour l’ensemble de la
    maladie. Il faudra savoir observer l’enfant et l’examiner avec patiente et douceur en présence de
    ses parents.
    Deux sémiologies s ’opposent indépendamment de la nature de la douleur : la douleur
    aigue et douleur chronique.
    3
    La douleur aigue est dominée par des symptômes émotionnels et accompagnées de
    variations des paramètres neurovégétatifs (TA, sueurs, pouls..) non proportionnels à son intensité
    et non spécifiques (stress, faim, peur, colère).
    La douleur chronique est, en revanche, caractérisée par l’atonie psychomotrice (désintérêt
    pour le monde extérieur, diminution de la motricité spontanée, baisse de la capacité à réagir) et
    prend le masque d’une dépression, surtout chez le nourrisson. Alors, seul le critère corporel avec
    attitude antalgique, raideur, perte de l ’ajustement postural permet d’en faire le diagnostic
    différentiel.
    2- Moyens
    · Autoévaluation
    Les techniques d’autoévaluations sont à préférer chaque fois qu’elles sont applicables
    (âge de l’enfant, état de conscience ...). Il ne faut pas craindre une surévaluation de la douleur par
    l’enfant mais plutôt le contraire (en dehors des situations de simulation qui sont le plus souvent
    facilement repérable).
    L’échelle visuelle analogique (EVA) peut être utilisée dès 4-5 ans. Il s’agit d’une
    réglette avec un curseur vertical illustrée sur la « face enfant » par un graphique allant de très
    très mal à pas mal du tout et sur la face soignant par une échelle graduée de 0 à 10 ou de 0 à 100.
    Le dessin du bonhomme peut être une aide à la localisation et à l’évaluation de
    l’intensité pour certains enfants (évaluation par 4 couleurs correspondant à des intensités
    croissantes).
    4
    Les anglo-saxons utilisent d’autres systèmes comme celui des jetons comme quantité de
    douleur.
    En fonction de sa quantité de douleur, l’enfant empilera 1, 2, 3 ou 4 jetons.
    Les échelles de visages (en général 6 figures) ne sont pas validées pour la France
    actuellement mais uniquement dans les pays anglo-saxons.
    Enfin pour la douleur neuropathique, très difficile à évaluer chez l’enfant avant 5 ans (du
    fait d’un défaut de mise en mots), on peut utiliser chez les adolescents un questionnaire (type
    Questionnaire Douleur Saint Antoine) proposant divers caractéristiques à cette sensation
    désagréable avec une quotation d’intensité pour chacune d’entre elles
    Ex : ça pique
    ça brûle
    ça écrase…
    · Hétéroévaluation
    De très nombreuses échelles existent et doivent être choisies en fonction du type de
    population d’enfants, de leur âge et du contexte douloureux. Voici quelques exemples
    L’Echelle Douleur Gustave Roussy (DEGR)
    Cette échelle a été validée chez des enfants de 2 à 6 ans et regroupe 10 items côtés de 0 à
    4 en fonction de l’absence du signe ou de sa présence plus ou moins massive. Les items sont
    regroupés en 3 catégories :
    1. Signes directs de la douleur (SDD)
    · position antalgique au repos
    · protection des zones douloureuses
    · attitude antalgique dans le mouvement
    · contrôle exercé par l’enfant quand on le mobilise passivement
    · réactions à l’examen des zones douloureuses
    2. Expression volontaire de la douleur (EVD)
    5
    · plaintes somatiques
    · localisation des zones douloureuses par l’enfant
    3. Atonie psychomotrice (APM)
    · manque d’expressivité
    · désintérêt pour le monde extérieur
    · lenteur et rareté des mouvements
    douleur aigue douleur chronique
    La cotation correspond, pour chaque item, à l’état de l’enfant durant les 4 dernières
    heures et se reporte sur le schéma. Les douleurs aigues sont caractérisées par des scores élevés
    sur les items de signes directs de la douleur alors que les douleurs chroniques sont marquées par
    des scores élevés sur les items d’atonie psychomotrice.
    L’Echelle EDIN est adaptée au nouveau-né.
    « Echelle d’évaluation de la douleur et de l’inconfort chez le nouveau-né »
    Elle comprend 5 items cotés de 0 à 3 en fonction du comportement observé :
    •visage
    ®détendu à grimaces et crispation
    •corps
    ®détendu à agitation permanente ou corps figé
    •sommeil
    •relation
    ®facilité de contact à 0 relation
    •réconfort
    ®pas besoin de réconfort à inconsolable
    L’OPS « Objective Pain Scale » est un score de douleur post-opératoire.
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    EVD
    APM
    SDD
    APM
    EVD
    SDD
    Elle est utilisable de 1 à 5 ans
    Elle rend compte de 5 comportements observés côtés de 0 à 2
    •Modification de la TA/pré-opératoire
    •pleurs
    ®absent à présents, enfant non consolable
    •mouvements
    ® calme à agitation désordonnée
    •comportement
    ® calme à apeuré
    •expression verbale ou corporelle
    ®endormi ou calme à expression volontaire de douleur
    IV- TRAITER
    1- Principes
    On peut formuler 6 principes de prise en charge :
    1. L’enfant est le mieux placé pour juger de sa douleur.
    2. Il faut viser la dose efficace, c’est à dire celle qui soulage (les limites étant
    représentées par une toxicité excessive).
    3. Il ne faut pas utiliser de placebo pour évaluer la douleur.
    4. Il faut adapter le traitement au type de douleur et à son intensité (à réévaluer)
    5. Il faut préférer la voie orale
    6. Il faudra autant que possible prévenir qu’une douleur peut, dans telle ou telle
    situation, survenir e| prévenir son apparition par des mesures prophylactiques
    Un traitement antalgique devra être mis en place si les échelles de douleur montrent les
    quotation suivantes :
    – EVA>30
    –OPS>3 (2 si PA non utilisée)
    –EDIN >7
    7
    2- Moyens
    Il faut savoir penser aux mesures d’appoint et aux coanalgésiques (antispasmodiques,
    antiinflammatoires non stéroïdiens ou aux stéroïdes, myorelaxants) qui améliorent souvent
    grandement le confort de l’enfant sans conjuguer les mêmes effets secondaires. Les méthodes
    physiques ne seront pas abordées ici (chaud/froid, électrostimulation transcutanée, massage…).
    Le soutien psychologique est aussi très important.
    Des analgésies loco-régionales sont parfois nécessaires pour des douleurs réfractaires.
    A- Adapter au type de douleur
    Une analyse préalable de la douleur est nécessaire à son traitement. Il faudra savoir tout
    d’abord à quelle douleur on s’adresse.
    · Douleurs neurogènes
    Dans ces situations, les antalgiques sont peu efficace.
    Les dysesthésies sont en revanche bien soulagées par les antidépresseurs tricycliques (0,3
    à 3 mg/kg/j).
    Les fulgurances relèvent plutôt des benzodiazépines (clonazépam 0,1 à 0,3 mg/kg/j) ou
    de la Carbamazépine (10 mg/kg/j en 1 prise).
    De nouveaux antiépileptiques sont parfois d’un grand secours dans des douleurs
    neuropathiques centrales rebelles (
    neurontin* : 10-30 mg/kg/j en 3 prises (AMM> 6ans), gel 100-300-400 mg
    lamictal* : plus rapidement efficace (dès 4ème jour), titration sur 15j en 2 prises/j, AMM
    >2 ans (cp 2-5-25-50-100-200 mg)
    · Douleurs provoquées
    La composante émotionnelle est particulièrement importante dans les douleurs
    provoquées. Il faudra là encore bien expliquer le geste et les modalités analgésiques mises en
    place.
    La crème EMLA 5% (mélange de lidocaïne et de prilocaïne) est un moyen simple et
    efficace à chaque fois qu’une effraction cutanée est réalisée.
    Elle s’utilise en couche épaisse à étaler 1h30 avant le geste sous un tégaderme (sauf pour
    le nourrisson de moins de 3 mois pour lequel l’application ne doit pas rester en place plus d’1
    8
    heure et être répétée à moins de 12 heures d’intervalle). Elle anesthésie les 3 à 5 premiers mm de
    la peau. Il existe aussi des patchs prêts à l’emploi.
    Le spray réfrigérant est un autre moyen , plutôt à reserver à l’enfant de plus de 8 ans. Il
    peut être associé à la crème EMLA.
    Les anesthésiques locaux comme la xylocaïne sont aussi utilisables (4 mg/kg de
    xylocaïne à 1% efficace en 5 min et pendant 45 min).
    Les antalgiques puissants peuvent être utilisés comme « traitement minute » :
    Nalbuphine : 0,5 mg/kg en intrarectal 15 à 20 min avant ou 0,2 mg/kg en
    intraveineux (effet plafond avec cette molécule)
    Morphine orale : 0,5 mg/kg (max 15 mg) 3 min avant
    Midazolam : 0,4 mg/kg en intrarectal (particulièrement efficace sur la composante
    émotionnelle)
    Le MEOPA = mélange équimolaire oxygène-protoxyde d’azote (Entonox*). Il bénéficie
    d’une AMM depuis le 15/11/2001. Il est efficace dans plus de 80 % des cas (au dessous de 2-3
    ans, son efficacité est divisée par 2 car la concentration alvéolaire minimal efficace n’est souvent
    pas atteinte).
    Effets : analgésie de surface
    anxiolyse associée à une euphorie
    amnésie fréquente
    sédation consciente
    modifications des perceptions sensorielles (vision floue, distorsion des sons,
    paresthésies, sensasion de légèreté)
    modifications de perception de l’environnement
    Il est indiqué pour tout geste ou soin invasif de durée inférieure à 30 min.
    Il ne comporte que quelques contre-indications : hypertension intracrânienne,
    pneumothorax ou emphysème bulleux, distension gazeuse abdominale importante, fracture des
    os dela face.
    Les effets indésirables sont rares (<10%) et réversibles en moins de 5 min ce qui rend
    cette technique très sûre lorsqu’elle est utilisée seule. Il s’agit de nausées/vomissements (mais les
    réflexes laryngés sont présents), d’excitation et parfois de dysphorie, plus fréquente chez les
    enfants de 10 à 15 ans (panique quand ils se sentent partir).
    En pratique, il faut prévoir une personne supplémentaire pour la réalisation du geste qui
    sera responsable de l’inhalation. La technique devra être expliquée à l’enfant et il devra être
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    prévenu des changements sensoriels. On associera un anesthésique local à chaque fois qu’il y
    aura effraction cutanée. L’inhalation doit être continue pendant 3 à 4 min avant le geste et
    maintenue pendant celui-ci.
    Il doit être utilisé sur prescription médicale mais sa très grande sécurité autorise le
    médecin à déléguer sa réalisation à une personne compétente après vérifications des contreindications
    éventuelles. Le jeûn n’est pas obligatoire et le monitorage est clinique puisqu’il s’agit
    d’un mélange gazeux hyperoxyque.
    · Douleurs médiées par le système sympathique
    Elles relèvent de médicaments de la douleur neuropathique +anxiolytiques
    voires de blocs sympathicolytiques régionaux.
    · Douleurs par excès de nociception
    Elles relèvent des antalgiques proprement dits.
    Sa prise en charge suit les règles suivantes :
    1. être préventif
    2. choisir la voie d’administration la plus simple (orale)
    3. suivre la règle des paliers en fonction de l’évaluation (à réévaluer au
    bout de 4 heures), changer de palier si besoin
    Plusieurs spécialités ne possèdent pas l’AMM pour l’enfant et le nourrisson
    B- Adapter à l’intensité de la douleur
    Les antalgiques sont répartis en 3 paliers correspondant à des douleurs d’intensité
    croissante.
    · Palier I
    = analgésiques périphériques pour douleur légère à modérée (ex : EVA <35-40)
    10
    A) Le paracétamol
    Posologie : 60mg/kg/jour en 4 prises (par extrapolation à l’effet antipyrétique)
    Effet :pic 30 min à 1 h après-effet max 2 h après
    B) L’acide acétylsalicylique
    Il est utilisé pour son effet antiinflammatoire à dose élevée 60-100 mg/kg/j
    C) Les anti-inflammatoires non stéroïdiens
    Plusieurs molécules sont utilisables chez l’enfant. Deux ont l’AMM dès 6 mois : le
    Normiflumate à la dose de 40 mg/kg/jour en 2 à 3 prises et l’Ibuprofène à la dose de 30 à 50
    mg/kg/j en 3 à 4 prises (aussi antipyrétique).
    · Palier II
    = analgésiques centraux faibles pour douleur modérée à sévère ou échec du palier I (ex :
    40A) Codéine
    La codéine a longtemps été peu utilisée en raison de formulations galéniques non
    adaptées à l’enfant. Elle est efficace en 20 min et pendant 4 à 6 heures.
    -Sirop de codéine : 0,5 à 1 mg/kg/prise x 4-6 prises/jour (1ml/kg/prise de
    Codenfan* utilisable dès 1 an)
    -Forme retard pour les plus de 15 ans (Dicodin 60 LP* 1 cp x 2/j)
    -Association paracétamol-phosphate de codéine (Efferalgan codéine* à partir de
    15 kg ou Codoliprane* pour les plus de 6 ans sous la forme d’un demi cp ou 1 cp 4 fois
    par jour en fonction du poids)
    A) La nalbuphine (parfois classée en palier III)
    La nalbuphine (AMM >18 mois) fait partie de cette catégorie (ou palier III) et est un
    agoniste-antagoniste central.
    Elle s’utilise à la dose de 0,2 mg/kg/4 à 6 heures IVL 15 min (ou perfusion continue de
    0,05mg/kg/h) mais a l’inconvénient d’avoir un effet plafond (pas d’augmentation d’efficacité en
    augmentant la dose) et de donner un effet flash à l’injection.
    Elle a sa place en néonatologie car est très peu dépresseur respiratoire.
    11
    B) Autres
    Le tramadol (AMM>12 ans pour les formes LP :100 mg x2 /j, >3 ans pour la forme
    immédiate : 1-2 mg/kg/prise x 3 à 4/j) font aussi partie du palier II (Contramal LP* , Zamudol
    LP*, Topalgic LP*, Tramadol*) .
    L’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) a recommandé le
    25/06/2009 aux professionnels de santé de ne plus prescire de médicaments contenant
    du dextropropoxyphène (DXP) tels que le Di-Antalvic, prévoyant un retrait définitif
    d’ici un an. Cette recommandation intervient quelques instants après une autre
    recommandation en ce sens émanant de l’agence européenne du médicament (EMEA).
    Les génériques du Di-Antalvic sont également concernés.
    Cette décision est fondée sur le fait que cet opiacé faible peut s’accumuler dans
    l’organisme en particulier en cas d’insuffisance rénale et chez les patients âgés,
    provoquant une intoxication.
    · Palier III
    = analgésiques centraux forts pour douleur sévère ou échec du palier II (ex : EVA>70)
    Il faut penser à informer les parents de l’utilisation possible de ces antalgiques puissants
    car ils sont parfois très hostiles à leur utilisation craignant une toxicomanie secondaire (ce qui
    n’est pas le cas !).
    En effet ce groupe est représenté par les agonistes purs de la morphine (morphine,
    dextromoramide-retiré du marché en 1999, chlorhydrate de péthidine).
    Il en existe de nombreuses formes :
    -orales (sulfate de morphine) utilisées soit en formulation retard (skénan* ou Moscontin*
    en 2 prises) et soumis à la règle de prescription des 28 jours soit en formulation à libération
    immédiate (Actiskénan* ou sevredol* toutes les 4 heures, morphine Aguettant sirop 5mg/ml) et
    alors soumis à la règle de prescription des 14 jours (interdose à action rapide -1/6 dose des 24hpossible
    entre les prises de LP) .
    -injectables (chlorhydrate de morphine) utilisable en sous-cutané ou intraveineux et
    soumis à la règle de prescription des 7 jours.
    La posologie optimale de morphine est la plus petite posologie pour laquelle la douleur
    disparaît. L’initiation pour la forme IV se fait autour de 0,3 à 0,5 mg/kg/jour (en IV continue ou
    fractionnée toutes 4 heures) et pour la forme orale autour de 1,2 mg/kg/jour (0,2mg/k/prise de
    morphine à action rapide). Le rapport de dose est ainsi de 2 à 3 entre la forme IV et per os.
    12
    -transdermique non encore adaptée en terme de dosage pour l’enfant (Durogésic* =25-
    50-75-100g fentanyl/h) à remplacer toutes les 72 heures.(70mg de morphine 1 mg fentanyl TD)
    La morphine peut être utilisée en analgésie contrôlée par le patient (PCA) au même titre
    que la nalbuphine mais cette dernière a l’inconvénient d’avoir un effet plafond.
    L’utilisation de ces molécules nécessite un accroissement progressif des doses (30 à 50%/
    12h) et un sevrage aussi progressif (dose quotidienne diminuée de 25 à 50% si le traitement a
    duré moins d’une semaine et dose quotidienne diminuée de 20% le premier jour puis de 10% /12-
    24h si le traitement a duré plus d’une semaine).
    Les effets secondaires doivent être connus (constipation, rétention urinaire, vomissement,
    prurit) et prévenus par un accroissement progressif des doses. Ils sont antagonisés par la
    nalbuphine (0,1 mg/kg en dose de charge suivie de 0,1 mg/kg /12h) ou la naloxone (1 amp dans
    10 ml de sérum- injecter 1 ml / 2 min jusqu'à inversion des efffets secondaires).
    -d’autres molécules comme le chlorhydrate d’hydromorphone (Sophidone *LP, AMM
    > 7 ans) existe sous forme retard uniquement en France, en 2 prises/jour(règle de prescription
    des 14 jours). Cette spécialité est utilisée en cas de resistance à la morphine ou d’intolérance
    (7,5mg de morphine orale=1mg d’hydromorphone).
    L’oxycodone (oxycontin LP* et l’oxynorm*) n’a l’AMM qu’à partir de 18 ans (2 mg de
    morphine orale=1 mg d’oxycodone).
    Référence :
    www.pediadiol.org
    13

    Invité
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    default Re: La Douleur de l’enfant

    Message par Invité le Sam 30 Jan 2010, 00:54

    merci bcp frer

    yamna
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    default Re: La Douleur de l’enfant

    Message par yamna le Sam 30 Jan 2010, 11:40

    merci

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    default Re: La Douleur de l’enfant

    Message par Invité le Sam 30 Jan 2010, 12:56

    de rein mes amis et surtout jouryn8b1

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    default Re: La Douleur de l’enfant

    Message par Invité le Jeu 01 Avr 2010, 15:29

    merci

    bahri
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    default Re: La Douleur de l’enfant

    Message par bahri le Jeu 01 Avr 2010, 20:19

    graciassssss

    "amira"
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    default Re: La Douleur de l’enfant

    Message par "amira" le Mar 12 Juil 2011, 23:31

    interessant..mercii

      La date/heure actuelle est Dim 05 Fév 2012, 13:39