La hadronthérapie est une nouvelle technique de radiothérapie qui consiste à utiliser des hadrons (le
plus souvent protons ou ions carbone) pour détruire des tumeurs. La
hadronthérapie par ions carbone présente un double avantage par rapport
à la radiothérapie classique par rayons X : une grande précision
balistique (les hadrons s’arrêtent au niveau de la tumeur et font donc
moins de dégâts au niveau des tissus sains) et une plus grande
efficacité de traitement de certains cancers (l’interaction des hadrons
avec les tumeurs n’étant pas de même nature que l’interaction des
rayons X).
Des résultats prometteurs
La hadronthérapie par ions carbone est actuellement employée dans le
cas de patients présentant des tumeurs inopérables et résistantes à la
radiothérapie classique. Pour l’instant seulement 5000 patients ont
bénéficié de cette technique, essentiellement dans deux centres
spécialisés au Japon. Les résultats sont particulièrement prometteurs
et on assiste actuellement à une forte expansion de l’hadronthérapie
par ions carbone dans le monde.
D’importants besoins de recherche
Cependant ces nouveaux développements induisent aussi des besoins de
recherche et développement considérables afin de comprendre comment
utiliser de façon optimale la hadronthérapie par ions carbone pour
différents types de tumeurs. Les chercheurs doivent développer de
nouveaux instruments de contrôle du faisceau, de dosimétrie et étudier
les interactions du faisceau d’ions carbone avec les tissus sains et
les différents types de tumeur afin de calculer avec précision la dose
de rayonnement que recevront les patients.
Physique nucléaire, radiobiologie et recherche clinique
Pour répondre à ces besoins, deux partenaires, l’Institut national de physique nucléaire et de physique des particules (IN2P3) du CNRS et l’association ARCHADE
créent un nouveau groupement d’intérêt scientifique intitulé «
recherche et développement en hadronthérapie ». Une dizaine de
laboratoires de l’IN2P3 travaillent depuis plusieurs années dans le
domaine de l’instrumentation, de la modélisation biomédicale et des
méthodes nucléaires pour la lutte contre le cancer. Avec ARCHADE, les
chercheurs disposeront d’un faisceau dédié à la recherche sur les
applications médicales. En effet, ARCHADE disposera d’ici 4 ans d’une
technique entièrement nouvelle d’accélération des ions carbone avec le
premier cyclotron médical supraconducteur capable d’accélérer des ions
carbone, conçu et réalisé par la société belge IBA, leader mondial des
cyclotrons médicaux. Ce projet permettra d’une part de valider l’emploi
d’un tel cyclotron pour un usage médical et d’autre part de réaliser un
programme de recherche scientifique innovant autour de la physique
nucléaire, la radiobiologie et la recherche clinique appliquée.
Améliorer l’existant
Les axes de recherche qui font particulièrement l’objet du
groupement d’intérêt scientifique « recherche et développement en
hadronthérapie » concernent les mesures de données physiques de
référence, le développement d’instruments de contrôle du faisceau et de
mesure de la dose absorbée, le développement de nouveaux modèles
physiques et le développement de nouveaux outils de simulation
numérique plus rapides et plus précis que les outils existants.
Source : CNRS / IN2P3
plus souvent protons ou ions carbone) pour détruire des tumeurs. La
hadronthérapie par ions carbone présente un double avantage par rapport
à la radiothérapie classique par rayons X : une grande précision
balistique (les hadrons s’arrêtent au niveau de la tumeur et font donc
moins de dégâts au niveau des tissus sains) et une plus grande
efficacité de traitement de certains cancers (l’interaction des hadrons
avec les tumeurs n’étant pas de même nature que l’interaction des
rayons X).
Des résultats prometteurs
La hadronthérapie par ions carbone est actuellement employée dans le
cas de patients présentant des tumeurs inopérables et résistantes à la
radiothérapie classique. Pour l’instant seulement 5000 patients ont
bénéficié de cette technique, essentiellement dans deux centres
spécialisés au Japon. Les résultats sont particulièrement prometteurs
et on assiste actuellement à une forte expansion de l’hadronthérapie
par ions carbone dans le monde.
D’importants besoins de recherche
Cependant ces nouveaux développements induisent aussi des besoins de
recherche et développement considérables afin de comprendre comment
utiliser de façon optimale la hadronthérapie par ions carbone pour
différents types de tumeurs. Les chercheurs doivent développer de
nouveaux instruments de contrôle du faisceau, de dosimétrie et étudier
les interactions du faisceau d’ions carbone avec les tissus sains et
les différents types de tumeur afin de calculer avec précision la dose
de rayonnement que recevront les patients.
Physique nucléaire, radiobiologie et recherche clinique
Pour répondre à ces besoins, deux partenaires, l’Institut national de physique nucléaire et de physique des particules (IN2P3) du CNRS et l’association ARCHADE
créent un nouveau groupement d’intérêt scientifique intitulé «
recherche et développement en hadronthérapie ». Une dizaine de
laboratoires de l’IN2P3 travaillent depuis plusieurs années dans le
domaine de l’instrumentation, de la modélisation biomédicale et des
méthodes nucléaires pour la lutte contre le cancer. Avec ARCHADE, les
chercheurs disposeront d’un faisceau dédié à la recherche sur les
applications médicales. En effet, ARCHADE disposera d’ici 4 ans d’une
technique entièrement nouvelle d’accélération des ions carbone avec le
premier cyclotron médical supraconducteur capable d’accélérer des ions
carbone, conçu et réalisé par la société belge IBA, leader mondial des
cyclotrons médicaux. Ce projet permettra d’une part de valider l’emploi
d’un tel cyclotron pour un usage médical et d’autre part de réaliser un
programme de recherche scientifique innovant autour de la physique
nucléaire, la radiobiologie et la recherche clinique appliquée.
Améliorer l’existant
Les axes de recherche qui font particulièrement l’objet du
groupement d’intérêt scientifique « recherche et développement en
hadronthérapie » concernent les mesures de données physiques de
référence, le développement d’instruments de contrôle du faisceau et de
mesure de la dose absorbée, le développement de nouveaux modèles
physiques et le développement de nouveaux outils de simulation
numérique plus rapides et plus précis que les outils existants.
Source : CNRS / IN2P3









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