Anomalies visuelles, auditives, hémangiomes et hanches
SUIVI DU NOURRISSON ET DEPISTAGE DES ANOMALIES
LE DEPISTAGE D’UN TROUBLE VISUEL
15 % des enfants de 5 ans sont atteints d’un déficit visuel. La
vision de l’enfant doit être évaluée précocement au cours des 8
premiers jours, entre 9 et 15 mois à l’âge préverbal et entre 2 ans
et demi et 3 ans à l’âge verbal.
Tableau 1
Principaux facteurs de risques d’un déficit visuel
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] Prématurité (inférieure à 32 SA)
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] Petit poids de naissance (inférieur à 2500 g)
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] Infirmité motrice cérébrale, troubles neuromoteurs
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] Anomalies chromosomiques (en particulier trisomie 21)
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] Craniosténoses et malformations de la face
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] Embryo ou fœtopathies et exposition in utéro à certains risques (alcool, tabac, cocaïne)
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] Antécédents de troubles de la réfraction dans la famille
Les signes d’alerte sont les anomalies des paupières, des globes,
de la cornée ou des pupilles, une position vicieuse de la tête, un
strabisme.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
A la naissance : attraction du regard à la lumière douce ou cible
« œil de bœuf », fermeture des paupières à l’éblouissement
Entre 9 et 15 mois : manque d’intérêt aux stimuli visuels, absence
de sourire, retard de préhension des objets, errance du regard, signe
digito-oculaire, photophobie
Reflets cornéens centrés, réaction à l’occlusion alternée des
yeux, test de l’écran
Vers 3 ans : échelle de mesure de l’acuité visuelle à 2,5 m
(Pigassou®, CADET®)
[b]LE DEPISTAGE D’UN TROUBLE AUDITIF[/b]
3 enfants sur 1000 sont porteurs d’une surdité à la naissance,
dont 1/3 d’une surdité sévère ou profonde. Le dépistage ciblé sur
la population ayant des facteurs de risque méconnait 50 % des enfants
sourds. Ceci justifie le dépistage néonatal systématique de la
surdité.
Tableau 2
Principaux facteurs de risques de troubles auditifs
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] APGGAR 0, à 3 et 5 minutes
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] Petit poids de naissance (inférieur à 1500 g)
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] Détresse respiratoire avec ventilation ou oxygénothérapie
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] Trouble neurologique central
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] Hyperbilirubinémie avec exsanguino-transfusion
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] Méningite bactérienne néonatale
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] Antécédents familiaux de surdité
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] Infection fœtale
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] Anomalies morphologiques majeures du pavillon de l’oreille
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] Malformation de la tête et du cou, syndrome polymalformatif
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] Traitement par aminoside supérieur à 5 jours en fin de grossesse ou en néonatal
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
LE DEPISTAGE PRECOCE DE LA LUXATION CONGENITALE DE HANCHE
C’est un dépistage avant tout clinique qui repose sur l’examen
systématique et répété des nouveau-nés et nourrissons au cours des
six premiers mois.
Le signe d’alerte : la limitation d’amplitude de l’écartement d’une
ou des deux cuisses (écartement rapide ou amplitude maximale
d’abduction), l’asymétrie des plis de l’aine, des fesses, la
déviation « en coup de vent » des membres inférieurs
Le signe de certitude : l’instabilité de hanche mise en évidence
par le signe du ressaut (Ortolani) et le signe du piston (Barlow), plus
délicats à rechercher
Des facteurs de risque sont recherchés :
1. sexe féminin, antécédents familiaux directs avérés, présentation du siège
2. poids de naissance élevé, primiparité, gémellité,
hyperlaxité, anomalies posturales (genu recurvatum, torticolis),
origine géographique
Le dépistage repose sur une stratégie à deux niveaux :
• Pour tous les nouveau-nés et nourrissons, la CLINIQUE confirmée par l’ECHOGRAPHIE avant 4 mois, la RADIOGRAPHIE ensuite
• Chez les enfants « à risque », l’ECHOGRAPHIE
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DEVANT QUEL ANGIOME DE L’ENFANT, LE MEDECIN DOIT-IL S’INQUIETER ?
Les « angiomes » sont des affections hétérogènes au plan clinique, histologique et évolutif.
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Le médecin doit s’inquiéter lorsque l’aspect, la localisation ou l’évolution sont inhabituelles.
1. Il existe un doute diagnostique :
Hémangiome congénital, infantile profond ou tumeur maligne des parties molles
Angiome plan ou taches saumonées du nouveau-né, malformation artérioveineuse quiescente
2. La localisation fait craindre un risque fonctionnel (amblyopie),
des malformations associées (encéphalique, laryngée, vasculaire
profonde, hépatique)
3. L’évolution est préoccupante devant un hémangiome évolutif,
ulcéré, ou devant un tableau hémorragique ou d’insuffisance cardiaque
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SUIVI DU NOURRISSON ET DEPISTAGE DES ANOMALIES
LE DEPISTAGE D’UN TROUBLE VISUEL
15 % des enfants de 5 ans sont atteints d’un déficit visuel. La
vision de l’enfant doit être évaluée précocement au cours des 8
premiers jours, entre 9 et 15 mois à l’âge préverbal et entre 2 ans
et demi et 3 ans à l’âge verbal.
Tableau 1
Principaux facteurs de risques d’un déficit visuel
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] Prématurité (inférieure à 32 SA)
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] Petit poids de naissance (inférieur à 2500 g)
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] Infirmité motrice cérébrale, troubles neuromoteurs
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[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] Craniosténoses et malformations de la face
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Les signes d’alerte sont les anomalies des paupières, des globes,
de la cornée ou des pupilles, une position vicieuse de la tête, un
strabisme.
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A la naissance : attraction du regard à la lumière douce ou cible
« œil de bœuf », fermeture des paupières à l’éblouissement
Entre 9 et 15 mois : manque d’intérêt aux stimuli visuels, absence
de sourire, retard de préhension des objets, errance du regard, signe
digito-oculaire, photophobie
Reflets cornéens centrés, réaction à l’occlusion alternée des
yeux, test de l’écran
Vers 3 ans : échelle de mesure de l’acuité visuelle à 2,5 m
(Pigassou®, CADET®)
[b]LE DEPISTAGE D’UN TROUBLE AUDITIF[/b]
3 enfants sur 1000 sont porteurs d’une surdité à la naissance,
dont 1/3 d’une surdité sévère ou profonde. Le dépistage ciblé sur
la population ayant des facteurs de risque méconnait 50 % des enfants
sourds. Ceci justifie le dépistage néonatal systématique de la
surdité.
Tableau 2
Principaux facteurs de risques de troubles auditifs
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[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] Petit poids de naissance (inférieur à 1500 g)
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LE DEPISTAGE PRECOCE DE LA LUXATION CONGENITALE DE HANCHE
C’est un dépistage avant tout clinique qui repose sur l’examen
systématique et répété des nouveau-nés et nourrissons au cours des
six premiers mois.
Le signe d’alerte : la limitation d’amplitude de l’écartement d’une
ou des deux cuisses (écartement rapide ou amplitude maximale
d’abduction), l’asymétrie des plis de l’aine, des fesses, la
déviation « en coup de vent » des membres inférieurs
Le signe de certitude : l’instabilité de hanche mise en évidence
par le signe du ressaut (Ortolani) et le signe du piston (Barlow), plus
délicats à rechercher
Des facteurs de risque sont recherchés :
1. sexe féminin, antécédents familiaux directs avérés, présentation du siège
2. poids de naissance élevé, primiparité, gémellité,
hyperlaxité, anomalies posturales (genu recurvatum, torticolis),
origine géographique
Le dépistage repose sur une stratégie à deux niveaux :
• Pour tous les nouveau-nés et nourrissons, la CLINIQUE confirmée par l’ECHOGRAPHIE avant 4 mois, la RADIOGRAPHIE ensuite
• Chez les enfants « à risque », l’ECHOGRAPHIE
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DEVANT QUEL ANGIOME DE L’ENFANT, LE MEDECIN DOIT-IL S’INQUIETER ?
Les « angiomes » sont des affections hétérogènes au plan clinique, histologique et évolutif.
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Le médecin doit s’inquiéter lorsque l’aspect, la localisation ou l’évolution sont inhabituelles.
1. Il existe un doute diagnostique :
Hémangiome congénital, infantile profond ou tumeur maligne des parties molles
Angiome plan ou taches saumonées du nouveau-né, malformation artérioveineuse quiescente
2. La localisation fait craindre un risque fonctionnel (amblyopie),
des malformations associées (encéphalique, laryngée, vasculaire
profonde, hépatique)
3. L’évolution est préoccupante devant un hémangiome évolutif,
ulcéré, ou devant un tableau hémorragique ou d’insuffisance cardiaque
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