
Info rédaction, publiée le 15 janvier 2012
Selon une étude expérimentale américaine publiée dans la revue Appetite,
mâcher du chewing-gum avant de solliciter son cerveau serait un moyen
de mieux irriguer celui-ci et d’augmenter, en conséquence, ses
performances.
Dirigée par le professeur en psychologie Serge Onyper, une équipe
de chercheurs de la St Lawrence University de New York a fait passer des
tests cognitifs écrits à un échantillon de 224 étudiants volontaires,
répartis en 3 groupes : ceux du 1er groupe avaient mâché du chewing-gum
durant 5 minutes, juste avant le test, ceux du 2ème en ont mâché pendant
le test, et ceux du 3ème n’y ont eu droit à aucun moment. Résultats :
les étudiants du 1er groupe se sont avérés les plus performants, surtout
durant les 15 à 20 premières minutes de l’épreuve.
L’explication,
selon Serge Onyper : la mastication, comme n’importe quelle activité
physique modérée, en augmentant les pulsations cardiaques et la pression
artérielle, produirait un afflux de sang vers le cerveau, améliorant les capacités de mémorisation du sujet. Mais attention à ne pas mâchonner pendantl’effort intellectuel : il y aurait alors concurrence entre les deux activités.
"Les ressources de l’organisme doivent en effet être [alors] partagées entre le processus de mastication et l’exercice cognitif", a précisé le Pr Onyper cité par Futura-sciences. À noter : tout autre exercice physique modéré, avant un examen, devrait donc aussi faire l’affaire…
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