
Info rédaction, publiée le 16 janvier 2012
Selon une récente étude américaine,
consommer du poisson pourrait permettre d'améliorer la qualité du sperme
et des spermatozoïdes. Celui-ci contiendrait certains acides gras
indispensables à la formation des gamètes masculins.
Si les médecins prêtent déjà à la consommation de poisson de
nombreux bienfaits, c'est un nouveau bénéfice que viennent d'identifier
des chercheurs de l'université de l'Illinois. Selon des travaux
publiés dans la revue Biology of Reproduction, manger du poisson pourrait également permettre d'améliorer la qualité des spermatozoïdes et donc la fertilité.
Le raisonnement des chercheurs est simple : "les spermatozoïdes normaux présentent (au niveau de leur tête)
une structure en forme d'arc appelé acrosome essentielle à la
fécondation, car elle abrite, organise et concentre une variété
d'enzymes que le sperme utilise ensuite pour fertiliser l’ovule",
expliquent le Pr. Manabu Nakamura, professeur agrégé de nutrition et son
étudiant, Timothy Abbott, co-auteur de l'étude. Mais la formation de
cette structure et du reste du corps du spermatozoïde nécessite un acide
gras particulier appelé docosahexaénoïque (DHA). "Sans DHA, la structure vitale ne se crée pas et les cellules du spermatozoïde ne fonctionne pas", commente Timothy Abbott cité par Santelog. Or, les poissons sont justement une excellente source de cet acide gras.
Après
avoir découvert ce rôle de la DHA, les scientifiques ont donc mené une
petite expérience : ils ont privé de DHA des souris mâles à l'aide d'une
manipulation génétique. Ils ont ainsi constaté que les rongeurs
devenaient totalement infertiles. En revanche, lorsqu'ils ont
réintroduit de la DHA à l'alimentation des souris, ces dernières ont
retrouvé une fertilité normale. D'où la conclusion des chercheurs qui
prônent donc une alimentation riche en poissons gras tels que le saumon
ou le thon.
Néanmoins, outre la fertilité, les auteurs de l'étude
soulignent que l'acide DHA est également présent dans d'autres tissus
notamment du cerveau et de la rétine. Ainsi, ils estiment que leurs
recherches pourraient aider à l'amélioration du fonctionnement du
cerveau et de la vision voire pour soigner certaines maladies
cognitives comme la démence.
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